Pendant longtemps, Anderlecht a rêvé de réaliser un nouveau transfert record avec Nathan De Cat. L'ambition était de franchir la barre des 30 millions d'euros, et en interne, on visait même encore plus haut. Mais soudain, le montant avec lequel les Mauves devront se résigner à composer semble bien inférieur.
Le rêve de record prend un sacré coup
Au début de cette année, Anderlecht avait placé la barre particulièrement haut. Nathan De Cat venait de totalement exploser, il avait fait ses débuts avec les Diables Rouges et figurait sur les tablettes de grands clubs étrangers. Le Bayern Munich, le Borussia Dortmund, le RB Leipzig, le Bayer Leverkusen et plusieurs écuries anglaises étaient cités. À l'époque, on parlait déjà rapidement d'un montant de transfert potentiel de 30 millions d'euros, voire parfois de 35 millions. De Cat était perçu comme le prochain très gros jackpot de Neerpede. De plus, sa valeur s'élevait déjà à 25 millions selon Transfermarkt. Il semblait donc logique qu'Anderlecht veuille obtenir encore plus.
Seulement, il y a une différence entre la valeur, le prix demandé et une offre concrète. Het Laatste Nieuws a récemment rapporté qu'Anderlecht table aujourd'hui sur 25 millions d'euros. Les 30 millions ne sont probablement plus réalistes, d'autant plus que De Cat entame sa dernière année de contrat. Het Nieuwsblad table de son côté sur « au moins 25 millions d'euros ». Le Soir reste un peu plus optimiste et affirme que les 30 millions d'euros ne sont pas irréalistes, tout en nuançant immédiatement en évoquant sa situation contractuelle. Une grande partie de l'équation dépend en effet de son contrat : De Cat est lié au club jusqu'en 2027. S'il ne prolonge pas, Anderlecht devra le vendre cet été. Et cela, les clubs intéressés le savent évidemment pertinemment.
Les 30 millions semblent soudain bien loin
De plus, De Cat ne possède pratiquement aucune expérience européenne. Il n'a encore disputé la moindre phase finale en Ligue des Champions, en Europa League ou en Conference League. À cela s'ajoute le fait qu'il n'a bouclé qu'une seule saison complète au plus haut niveau, un facteur qui pèse également sur sa valeur. En mars et en avril, Anderlecht pouvait encore espérer que le marché s'emballe de lui-même. L'intérêt était vif, et sa première sélection avec les Diables Rouges faisait rêver le Sporting d'une surenchère. Pourtant, à ce jour, aucune offre concrète de 30 millions d'euros ou plus n'a atterri sur la table ; cela relève pour l'instant du simple espoir. Le Soir a d'ailleurs souligné que le Sporting n'avait encore reçu aucune proposition concrète, même si cela est attendu prochainement.
Son éventuelle destination joue également un rôle crucial. À l'heure actuelle, les pistes les plus concrètes mènent à l'Allemagne, le Borussia Dortmund, le RB Leipzig et le Bayer Leverkusen étant les noms les plus fréquemment cités. Le Bayern Munich est aussi évoqué, mais cette option semble moins concrète. Selon Het Laatste Nieuws, franchir le pas vers le gratin absolu du football européen est pour l'instant jugé prématuré.
Sur le plan sportif, la situation de De Cat est également moins reluisante qu'il y a quelques mois. Pendant longtemps, il a été le moteur d'Anderlecht. Il a disputé 45 matchs, inscrit trois buts et délivré cinq passes décisives. Devenu Diable Rouge et élu Espoir de l'Année, il s'est imposé comme l'une des rares satisfactions d'une nouvelle saison décevante pour Anderlecht. Une solide campagne de play-offs, une belle finale de coupe ainsi qu'un ticket pour la Coupe du monde auraient pu faire grimper sa valeur en flèche, mais cela ne s'est pas produit. Victime d'une blessure à la cheville contre Gand, ses play-offs et sa finale de coupe ont tourné à la déception, et il ne s'envolera pas avec les Diables Rouges pour les États-Unis.
Les adieux planent déjà dans l'air
Après le dernier match à domicile contre Saint-Trond, De Cat a parcouru la pelouse du Lotto Park en tongs, prenant des photos, en larmes, tout en étant réconforté par sa mère et sa sœur. Tout laissait présager des adieux. Het Nieuwsblad a d'ailleurs écrit qu'Anderlecht ne devait guère se faire d'illusions et que De Cat ne jouerait probablement plus au Lotto Park la saison prochaine. Yari Verschaeren a quant à lui confié au journal Le Soir : « Il est conscient qu'il y a une possibilité qu'il s'en aille cet été ».
Seulement, Anderlecht a peut-être trop longtemps tablé sur un scénario idéal. La prolongation de contrat n'a jamais vu le jour. L'équipe n'a pas tourné suffisamment bien pour permettre à De Cat de briller davantage. La finale de la coupe a été perdue. La sélection pour la Coupe du monde lui a échappé. Enfin, l'intérêt se manifeste plus concrètement du côté de l'Allemagne que de l'Angleterre. Dans ces conditions, une vente à hauteur de 35 millions d'euros ne relève soudain plus du tout de l'évidence.
Cette situation s'avère donc douloureuse pour les Mauves. Le club a besoin d'argent pour renforcer son noyau tout en stabilisant ses finances. Le Soir soulignait qu'un transfert de De Cat devait permettre à Anderlecht de financer son mercato et de mieux repousser les offres pour d'autres joueurs. Cependant, plus la somme fixe obtenue pour De Cat sera basse, moins Antoine Sibierski disposera de marge de manœuvre pour reconstruire solidement l'effectif.
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