Depuis un certain temps, les derbys wallons entre le Standard et Charleroi sont presque plus attendus que les clasicos. Ce sera particulièrement vrai ce samedi lors du dernier match des Europe playoffs.
Une rencontre qui peut permettre aux Rouches de se qualifier pour le barrage européen mais qui est loin d'être gagnée d'avance. "Je suis certain que notre adversaire jouera le coup à fond", lance ainsi Vincent Euvrard à la RTBF.
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"Pas s'attendre au moindre cadeau""On connait la rivalité entre les deux clubs et il ne faut pas s’attendre au moindre cadeau de la part du Sporting. On a pu le voir récemment, des équipes qui n’avaient plus rien à attendre de ces playoffs ont joué les trouble-fêtes comme OHL qui a décroché un point à Westerlo ou l’Antwerp qui a contraint Genk au partage il y a quelques jours", de poursuivre le coach liégeois.
Euvrard qui sait que son groupe devra tout donner pour battre les Zèbres : "On devra donc livrer notre meilleure performance de la saison pour gagner ce match mais l’importance de l’enjeu est plus grande que la rivalité avec Charleroi."
"L'émotion sera présente"
Analysant son adversaire, Euvrard déclare : "Charleroi présente une belle équipe. Les flancs sont intéressants ainsi que l’animation offensive. Aurélien Scheidler fait office de tour de contrôle devant. Il a autour de lui des garçons comme Parfait Guiagon, Patrick Pflücke ou Antoine Bernier vifs et techniques, qui peuvent faire mal, sans oublier l’abattage d’un Kevin Van den Kerkhof sur son flanc."
Pour l'emporter, le Standard pourra compter sur un stade qui s'est bien rempli depuis le début des playoffs : "Je pense que le stade sera bien rempli. On a déjà pu le voir contre Genk avec plus de 16.000 supporters mais pour ce match contre Charleroi on devrait dépasser la barre des 20.000 spectateurs. De quoi booster l’équipe."
"Les joueurs sont bien sûr hypermotivés à l’idée de disputer ce choc wallon. On devra mettre la bonne énergie pour maximiser nos capacités. C’est clair que l’émotion sera présente et on devra jouer avec les émotions mais ne pas laisser les émotions jouer avec nous", de conclure Euvrard.