Le RSC Anderlecht n'a une nouvelle fois pas livré un bon match dimanche dernier, mais a finalement remporté une victoire cruciale contre Gand. Cette victoire a donc été largement célébrée après coup. Radja Nainggolan a toutefois trouvé que l'ambiance de fête chez les Mauve et Blanc allait un peu trop loin.
Les Bruxellois viennent une nouvelle fois de traverser une période difficile. Les deux derniers matchs de la phase régulière ont été perdus, avec comme point culminant la défaite à domicile contre le Cercle de Bruges. Au début des play-offs, Anderlecht s'est fait complètement balayer pendant une mi-temps par le Club de Bruges, ce qui a conduit à une défaite 4-2.
La pression était donc forte pour le match à domicile contre Gand. En cas de nouveau faux pas, la quatrième place serait d'ailleurs hors de portée. Mais une fois de plus, la réaction attendue n'a pas eu lieu. Le RSCA a de nouveau livré une prestation en dessous de son niveau et a eu de la chance que les Buffalos aient manqué plusieurs occasions. Cela a permis aux remplaçants de renverser la situation.
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Une grande fêteGrâce à des buts tardifs de Yari Verschaeren, Tristan Degreef et Adriano Bertaccini, la victoire 3-1 a finalement été remportée. Et cette victoire a provoqué une véritable explosion de joie. Après le match, la fête a même battu son plein devant la tribune des supporters. Selon l'ancien Diable Rouge Radja Nainggolan, ces célébrations étaient toutefois exagérées, comme il l'explique dans le tout nouveau podcast de football « Ongefilterd ».
Nainggolan estime qu'une certaine retenue aurait été de mise compte tenu de la série de mauvais résultats des dernières semaines. « J'ai trouvé ça vraiment exagéré la façon dont ils ont fêté la victoire après le match. Ils se tenaient là, devant la tribune, comme s'ils avaient remporté le championnat. Il ne manquait plus que des feux d'artifice et du champagne pour que la fête soit complète », a déclaré Nainggolan. « De Cat était là, sur ses béquilles, à faire la fête. »
Expérience personnelle à Rome
Ses collègues du panel, Stijn Stijnen et Olivier Deschacht, ne sont pas d'accord et comprennent tout à fait cette célébration. « Imaginez s'ils ne l'avaient pas fait. On aurait alors parlé d'un « manque d'enthousiasme » », affirme Stijnen. Mais Nainggolan campe sur ses positions. « S'ils perdent la semaine prochaine, les supporters leur tomberont à nouveau dessus. Je l'ai moi-même vécu à l'AS Roma », explique le milieu de terrain, qui ne s'attend à une telle réaction qu'après une série de bons résultats. « Si tu perds quatre matchs, c'est normal qu'ils te sifflent. Et si tu gagnes quatre matchs, c'est normal qu'on se retrouve à s'embrasser. »