Si le Sénégal a remporté la Coupe d'Afrique des Nations à la suite d'une finale particulièrement agitée, le trophée lui a été retiré sur tapis vert.
Sportivement, c'est désormais au tribunal d'arbitrage du sport de trancher. Mais il n'y a pas que la fédération sénégalaise de football qui souhaite se défendre, c'est aussi le cas du gouvernement, qui n'hésite pas à porter des accusations importantes au sujet de la confédération africaine de football (CAF).
Soupçons de corruption
Le gouvernement sénégalaius a en effet réclamé le 18 mars une enquête internationale "pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF". Des accusations dont s'est défendu le président Patrice Motsepe.
"Si quelqu'un veut engager une action en justice en alléguant qu'il y a de la corruption à la CAF, non seulement je l'accueille favorablement, mais je l'encourage. Il n'y a rien à cacher", a déclaré l'Ivoirien.
"Il n'y a rien à cacher"
"Ces problèmes liés à la finale sont derrière nous (...) car le jugement est en cours", précise-t-il encore, affirmant que "quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons et nous l'appliquerons".
Motsepe a également indiqué respecter "la souveraineté judiciaire" du Maroc en ce qui concerne la conadmnation de 18 supporters sénégalais pour des faits de hooliganisme lors de la finale. La prochaine audience de leur procès en appel est fixée au 13 avril.
Pour rappel, alors que les joueurs sénégalais rentraient au vestiaire suite à la décision de l'arbitre d'accorder un penalty au Maroc, des supporters avaient tenté d'envahir la pelouse.