La victoire 4-2 du Club de Bruges contre Anderlecht a rapidement été éclipsée par la sortie médiatique d’Ivan Leko. Le coach brugeois s’en est pris à ses internationaux, provoquant de vives réactions dans le paysage footballistique belge.
La Fédération belge de football est intervenue pour rétablir certains faits. « Monsieur Leko a tenu ces propos sous le coup de l'émotion, alors qu'il était encore sous l'effet de l'adrénaline. En ce sens, je le comprends, mais ce qu'il dit est tout simplement faux, et nous pouvons le prouver par des données objectives », a précisé l’instance.
Pour plusieurs observateurs, cette stratégie de communication ne règle rien et pourrait même masquer des lacunes internes. Hein Vanhaezebrouck a livré son analyse dans Een-Tweetje : « On ne passe pas d’un état de forme optimal à des crampes en dix jours. Manquer un peu de rythme quand on n’a pas joué ? À la limite. Mais les joueurs de Malines sont restés une semaine sans jouer et ils étaient très affûtés. »
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Problème mentalSelon Vanhaezebrouck, le vrai problème se situe ailleurs : la préparation mentale et la gestion tactique. « Le problème est d’ordre mental. Pourquoi ton équipe est-elle aussi faible après la pause ? Je ne comprends pas comment on peut revenir sur le terrain sans être capable de marquer ce quatrième but. Cela relève aussi de la responsabilité de l’entraîneur. Peut-être que c’est, en partie, une manière de détourner l’attention. »
Pour l’ancien entraîneur, les difficultés du Club de Bruges ne sont pas uniquement imputables aux joueurs. La manière dont Leko communique et gère son effectif sera scrutée lors des prochains matchs, et pourrait conditionner la stabilité et la performance du groupe pour la suite de la saison.
Salomon AGADA