C’est une nouvelle fois le "D-Day" pour le Club Bruges dans l'épineux dossier du stade, un feuilleton qui s'étire désormais sur près de vingt ans. Alors que le Conseil des contestations des autorisations s'apprête à examiner les procédures de recours d'une vingtaine de riverains, quelques détails croustillants fuitent sur leur résistance à la construction d'un nouveau temple du football.
Depuis le début du siècle, les "Blauw en Zwart" souhaitent quitter le stade Jan Breydel, vétuste et franchement usé, pour emménager dans une enceinte plus grande et plus moderne. Après l'échec de plusieurs autres sites pour diverses raisons, il a finalement été décidé d'ériger un nouveau complexe de 40 000 places sur l'actuel site d'Olympia. Un nouveau chemin de croix, comme on a pu le constater entre-temps.
Ces dernières années, le projet s'est heurté à l'opposition farouche de certains riverains, qui ont déposé des recours pour toutes sortes de motifs. Une véritable épine dans le pied de Bart Verhaeghe et consorts qui, selon Het Nieuwsblad, ont pourtant multiplié les tentatives pour les impliquer dans le processus via de nombreuses séances de questions-réponses et moments d'information.
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Impact limitéLe Club a d'ailleurs tenu compte du quartier résidentiel dans la conception du stade : pour ne pas perturber la tranquillité, aucun concert ou autre événement n'y serait organisé. L'impact en termes de visibilité, de nuisances lumineuses et sonores est limité de diverses manières, et des concessions ont été faites sur la mobilité et le stationnement.
Même des exigences jugées "déraisonnables ou bizarres" ont mené à des ajustements. Ainsi, un terrain de sport récréatif a été déplacé car quatre riverains craignaient que les cris des enfants ne fassent trop de bruit près de chez eux. D'autres n'appréciaient pas la présence d'arbres à cause de l'ombre, ou réclamaient une autre espèce d'arbre. "Ces demandes ont également été écoutées", apprend-on.
Un travail sur mesure qui, selon des experts externes, constitue désormais une valorisation pour l'environnement immédiat. Bien que deux cents autres riverains soient tellement convaincus qu'ils soutiennent ouvertement les plans de construction, les opposants ayant introduit un recours contre le permis d'environnement refusent toujours toute approche en vue d'une discussion constructive. L'enjeu de l'audience à venir est donc colossal.