Pour Besnik Hasi, le retour à Anderlecht aura été de courte durée. Alors que les choses n'allaient pas dans le sens souhaité, il a été remercié début février.
Une décision qui reste toujours en travers de la gorge du coach, comme il l'explique à Sudinfo : "Ça reste douloureux et difficile (à accepter). C’est deux fois plus difficile parce que j’aime Anderlecht. C’est mon club."
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"Je n'avais pas tout le monde avec moi""Je savais dès le début que je n’étais que de passage. Ça ne me dérangeait pas. Je voulais faire franchir une étape à Anderlecht pour que le coach suivant puisse continuer à construire. Mais je n’avais pas tout le monde avec moi", dit-il encore.
Hasi qui précise que la direction, composée de Renard, Borguet et Dochy, lui avait expliqué lors de la levée de l'option de son contrat qu'il devrait composer avec une équipe jeune, sans réelle valeur ajoutée : "Où étaient ceux qui, au début de la saison, disaient : 'Si ça va moins bien, nous l’expliquerons à tout le monde ?'"
"Se protéger eux-mêmes"
"Je leur avais demandé : 'Et si avec une équipe aussi jeune les résultats baissent un moment ? Vous comme moi connaissons notre public et les médias. Qui expliquera que c’est normal ?' Ils ont dit qu’ils le feraient… mais en septembre, je n’ai soudain plus vu personne. Pendant trois semaines. Jusqu’à ce qu’on recommence à gagner", poursuit Hasi.
"Je suis dans le football depuis assez longtemps pour savoir que, dans ces moments-là, les gens cherchent surtout à se protéger eux-mêmes. C’est simple. En réalité, le mécanisme pour me licencier avait déjà commencé fin décembre, quand nous avons perdu à domicile contre Charleroi. Je sentais ce qui allait arriver", de conclure celui qui a donc été remercié par Anderlecht il y a un peu plus d'un mois.