Recruté avec espoir mais jamais réellement convaincant, Grejohn Kyei symbolise aujourd’hui les erreurs de gestion du Standard. Le club liégeois cherche désormais à se séparer d’un contrat devenu lourd financièrement.
Le Standard de Liège traîne encore certaines conséquences d’une politique de recrutement jugée hasardeuse ces dernières saisons. Parmi les dossiers les plus sensibles figure celui de Grejohn Kyei, attaquant arrivé libre il y a quelques années mais devenu depuis un véritable casse-tête pour les dirigeants liégeois.
Lorsque le Standard avait attiré l’ancien buteur de Clermont Foot 63, le choix avait déjà surpris plusieurs observateurs. L’attaquant n’avait en effet jamais véritablement explosé en France, ce qui rendait son arrivée en Jupiler Pro League assez inattendue.
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700.000 euros par anPlus étonnant encore : le contrat accordé au joueur. Selon plusieurs sources, l’attaquant bénéficiait d’un salaire annuel brut d’environ 700 000 euros, une somme particulièrement élevée pour un joueur au rendement incertain. Sur le terrain, les performances n’ont jamais permis de justifier cet investissement. Les apparitions du Français sous le maillot liégeois sont restées sporadiques et rarement convaincantes.
Dans l’espoir de relancer sa carrière, un prêt avait été organisé vers le Sporting Charleroi. Mais là encore, l’expérience ne s’est pas révélée concluante. Selon La Capitale, ce transfert aurait même été facilité presque « par hasard » grâce aux relations de l’agent Mogi Bayat avec l’entourage du joueur.
Aujourd’hui, le Standard souhaite tourner définitivement la page. L’attaquant de 30 ans ne fait plus partie des plans sportifs et n’a plus été aperçu en équipe première depuis un certain temps.
Encore un an de contrat
Si son salaire a été légèrement réduit, le dossier reste lourd pour les finances du club. D’autant plus qu’il reste encore une année de contrat à honorer dans la Cité ardente.
Le problème est aussi sportif que contractuel. À 30 ans, et avec un statut salarial élevé, Kyei sait qu’il sera difficile de retrouver ailleurs des conditions similaires. Ce dossier illustre finalement les dérives d’une période agitée pour le Standard, dont la direction actuelle tente désormais de réparer les erreurs du passé.
Salomon AGADA