Plusieurs mois après son départ du Club Bruges, Nicky Hayen sort du silence. Dans une interview à HUMO, l’actuel coach du KRC Genk répond aux déclarations du président Bart Verhaeghe.
Le licenciement de Nicky Hayen au Club Bruges avait surpris de nombreux observateurs du football belge. Malgré des résultats jugés solides, l’entraîneur avait été remercié par la direction brugeoise avant de rebondir rapidement sur le banc du KRC Genk.
Depuis, certaines déclarations du président Bart Verhaeghe avaient alimenté le débat. Le dirigeant avait notamment estimé que son ancien entraîneur devait surtout « être reconnaissant » de l’opportunité offerte par Bruges. Des propos qui ont fait réagir le principal intéressé.
LIRE AUSSI: Course au titre: Hugo Broos donne un coup de main à Bruges
ReconnaissanceDans un entretien accordé au magazine HUMO, Nicky Hayen a tenu à clarifier sa position, tout en évitant de raviver la polémique.
“Bart sait très bien à quel point je suis reconnaissant envers le Club de Bruges. Je le lui ai dit à plusieurs reprises, et je l'ai souvent répété en interview", explique l’actuel entraîneur de KRC Genk.
Le technicien souligne également que les relations en interne ont toujours été respectueuses. "En interne, il a bel et bien exprimé son appréciation à mon égard. Je ne fais donc pas grand cas de cette déclaration, je l'attribue aux émotions du moment. Mais est-ce dommage ? Oui, bien sûr. Pour moi, le dossier est clos”, déclare Hayen.
Un pari risqué à Bruges
L’ancien coach brugeois rappelle aussi qu’il avait pris un risque important en acceptant de diriger l’équipe première alors qu’il entraînait auparavant les jeunes.
“J'avais tout à perdre. Si je n'avais pas mené cela à bien, je n'aurais plus eu de travail: je ne pouvais pas retourner au Club NXT", souligne-t-il.
Aujourd’hui concentré sur son projet avec KRC Genk, qui s’apprête à disputer les huitièmes de finale de la UEFA Conference League, Hayen assure ne pas rechercher la reconnaissance.
"Je n'en ai pas besoin. Je préfère que d'autres, le président, la direction, les joueurs, le staff, les employés, récoltent les lauriers du succès plutôt que de l'inscrire à mon actif. J'accorde aux travailleurs de l'ombre leur part de lumière".
Salomon AGADA