Une affaire choquante secoue actuellement le football féminin tchèque, plusieurs années après les faits. L’ancien entraîneur Petr Vlachovsky a été reconnu coupable d’avoir filmé ses joueuses à leur insu dans les vestiaires, mais la sanction prononcée par la justice continue de provoquer l’indignation.
Pendant près de quatre ans, le technicien aurait dissimulé des caméras dans les vestiaires afin d’enregistrer ses joueuses sous la douche.
Les images concernaient 14 footballeuses, dont une mineure. L’affaire a éclaté en 2023 lorsque la police a découvert ces vidéos lors de l’enquête.
Ex-entraineur de la sélection nationale U19
Avant le scandale, Vlachovsky était pourtant considéré comme une figure respectée du football féminin en République tchèque. Il avait entraîné les équipes féminines du FC Slovacko pendant plus de quinze ans et avait également dirigé la sélection nationale U19. Sa réputation lui avait même valu d’être élu entraîneur de l’année dans son pays.
En mai dernier, la justice tchèque a rendu son verdict. L’entraîneur a écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis, assortie de trois années de mise à l’épreuve. Il a également été contraint de verser une indemnisation d’environ 800 euros à chacune des joueuses concernées.
Faits extrêmement graves
Une décision jugée largement insuffisante par la FIFPRO, le syndicat international des footballeurs et footballeuses professionnels. L’organisation estime que les faits sont extrêmement graves et que les victimes méritent une protection bien plus forte.
La FIFPRO réclame désormais une sanction exemplaire : une interdiction à vie d’exercer dans le football. Elle envisage également des démarches juridiques afin d’obtenir une suspension mondiale pour l’ancien entraîneur.