Anderlecht est dos au mur dans sa recherche d’un entraîneur. Maintenant que la shortlist s’amenuise, Alfred Schreuder apparaît comme une option — mais son contrat saoudien et un salaire mirobolant rendent le dossier immédiatement explosif. Le club mauve pourra-t-il boucler financièrement ce dossier avant la deadline fixée par le CEO Kenneth Bornauw ?
La liste des candidats à Anderlecht s’est réduite ces derniers jours. Jon Dahl Tomasson a abandonné après l’échec des négociations, notamment sur le plan financier. Paul Simonis ne devrait pas non plus se lancer, les médias rapportant qu’il ne souhaite pas prendre le risque. Thorsten Fink avait déjà été écarté après des contacts exploratoires.
La focus se tourne donc automatiquement vers Alfred Schreuder (Al-Diriyah Club), et l’aspect financier devient déterminant. Anderlecht veut rapidement clarifier la situation concernant le nouvel entraîneur principal. Le CEO Kenneth Bornauw a déclaré que le recrutement d’un coach était désormais la priorité absolue et qu’un accord devait être trouvé avec le candidat final d’ici la fin de semaine.
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Arabie SaouditeEn toile de fond, un principe reste clair : le futur entraîneur doit s’inscrire dans un cadre financier que le club tente de préserver depuis longtemps. Schreuder signe alors comme l’une des deux options principales, mais son profil n’est pas seulement sportif : il est sous contrat en Arabie Saoudite, où les salaires sont nettement plus élevés que ceux pratiqués en Belgique.
Schreuder a signé avec Al-Diriyah Club en décembre 2025, jusqu’au 30 juin 2026. C’est la première barrière financière du dossier. Anderlecht avait initialement privilégié des entraîneurs libres pour éviter tout coût supplémentaire. Pour obtenir Schreuder, trois options existent :
- Racheter son contrat et verser une indemnité à Al-Diriyah.
- Conclure un accord avec Schreuder pour qu’il renonce à tout ou partie de son salaire restant.
- Négocier à trois parties (Anderlecht, Al-Diriyah et Schreuder) des conditions sur paiements, primes et bonus.
Tout cela implique des paiements, garanties ou primes, donc une pression financière sur le dossier. Même Tomasson s’était heurté au volet financier : conditions, garanties et package global avaient bloqué le dossier.
2,1 millions d'euros
Concernant le salaire de Schreuder en Arabie Saoudite, aucune communication officielle n’existe. InsideFutbol rapporte, selon Ahmed Ragab, qu’il toucherait 2,5 millions de dollars (~2,1 millions d’euros) jusqu’à la fin de la saison. Ce n’est pas confirmé, mais cela donne une idée des montants en jeu.
Un entraîneur avec un tel salaire ne reviendra pas facilement à un modèle belge plus bas, sans compter les éventuelles primes, indemnités de départ et le staff technique qu’il pourrait exiger.
La pression est forte : le CEO Bornauw veut un accord avant la fin de semaine. Dans ce calendrier serré, le volet financier devient un filtre : ceux qui acceptent vite le budget ont plus de chances, ceux qui demandent une lourde compensation sont considérés comme plus difficiles.
Ainsi, Schreuder — sous contrat jusqu’au 30 juin 2026 — constitue un dossier plus complexe qu’un entraîneur libre ou plus facile à libérer en Europe. Sportivement, il apporte immédiatement de la valeur, mais financièrement, deux points restent incertains : son contrat saoudien et le niveau salarial auquel il est habitué. Si Anderlecht veut Schreuder, ce n’est pas seulement un “oui ou non” : il faudra décider jusqu’où le club est prêt à aller en garanties, rachat et coûts totaux.