Alors que le tribunal examine la vente à Marc Coucke, Anderlecht traverse une crise quasi inédite, tant sur le terrain qu'en dehors. Face à cette situation critique, plusieurs figures emblématiques du club se remémorent le glorieux passé du club le plus titré de Belgique.
Face aux difficultés structurelles rencontrées au Lotto Park, Het Nieuwsblad a notamment contacté l'ancien gardien Filip De Wilde. Ce dernier a évolué au sein du club bruxellois de 1987 à 1996, puis de 1998 à 2003, totalisant 499 apparitions. L'ancien Diable Rouge, qui a porté le maillot de la Juventus à 33 reprises, a tenu des propos qui risquent de faire beaucoup de bruit.
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Confession de De WildeD'après lui, la génération actuelle ne peut pas répondre aux attentes élevées, aussi parce que les circonstances sont complètement différentes. "Avant, Anderlecht avait une grande influence sur la fédération. Les arbitres, sous pression ou non, sifflaient en notre faveur. Je ne le ressentais pas à l'époque, mais avec le recul, on se dit : hmmm... Il faut bien l'admettre."
Mauvaise réputation
Une déclaration pour le moins frappante de De Wilde, qui a enrichi son palmarès de six titres et trois coupes lors de ses deux passages à Neerpede. On suggère souvent qu'Anderlecht entretient des liens un peu trop étroits avec l'arbitrage. L'ancien président du Standard, Roland Duchâtelet, a par exemple tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises.
Suite à l'opération Mains Propres, il est apparu qu'Herman Van Holsbeeck, par l'intermédiaire de son plaignant Dejan Veljkovic, avait approché Sébastien Delferière, désormais suspendu, afin de "protéger" son équipe lors du match crucial contre le Club de Bruges. Accusations fermement démenties par l'ancien dirigeant lui-même.
Les accusations de Duchâtelet concernant la distribution des montres dans les vestiaires n'ont pas abouti devant les tribunaux. Cependant, ces rumeurs persistantes sont désormais plus ou moins confirmées par une source interne. Dans le cas de De Wilde, il s'agit d'une autre époque, même si la famille Vanden Stock régnait déjà sur le club de la capitale.