À Anderlecht, après une défaite dans le clasico et une autre en Coupe de Belgique, il était important de relever la tête en championnat.
En déplacement à Genk, le Sporting savait cependant qu'il serait compliqué de revendiquer quelque chose, d'autant que les Limbourgeois ont retrouvé des couleurs dernièrement et qu'ils pourraient avoir entamé leur remontada au classement.
LIRE AUSSI: Kasper Dolberg: l'Ajax prêt à trancher dans le vif?
Un écran de fuméeCôté bruxellois, c'est en revanche la chute libre, avec une dernière victoire en championnat qui remonte au 13 décembre face à Saint-Trond. L'arbre qui cachait la forêt pour le Sporting, un écran de fumée face à la bonne surprise du championnat qui masquait les lacunes du groupe.
Depuis, Besnik Hasi a été remercié et Edward Still a été nommé à titre intérimaire. Tenu pour responsable lui aussi des mauvais résultats des Mauves, il ne parvient pas à redresser la barre et du côté de Philippe Albert, on estime que le problème est beaucoup plus profond.
"Un club sans âme"
"Anderlecht est devenu un club banal, sans âme", affirme ainsi l'ancien défenseur. Des propos forts, comme il en a l'habitude, mais qui sont assez révélateurs de la situation actuelle. Au Standard comme face à Genk ou l'Antwerp en Coupe, il n'y a jamais eu de sentiment de révolte mais plutôt une certaine résignation de la part des joueur.
Il faut dire que dans le groupe, il n'y a pas réellement de leader, de joueur capable de taper du poing sur la table, de remobiliser les troupes quand ça va mal. Il reste donc à espérer pour Anderlecht que les choses changent au moins le temps d'une rencontre jeudi à Anvers.
La Coupe de Belgique risque d'être une fois de plus le seul moyen de remporter un premier trophée depuis 2017 et il faudra voir s'il est possible de se qualifier pour une deuxième finale en deux ans, même si on sait que ça ne veut rien dire et que la dernière marche peut être la plus difficile à franchir.