Le passage de Rik De Mil de Charleroi à La Gantoise continue de faire réagir. Hein Vanhaezebrouck n’a pas mâché ses mots, dressant un contraste net entre l’impact de De Mil et celui de son successeur, Hans Cornelis.
Le débat est relancé. Quelques semaines après le départ de Rik De Mil du Sporting Charleroi vers La Gantoise, les trajectoires parallèles des deux clubs alimentent les discussions. Charleroi semble avoir retrouvé de l’élan sous Hans Cornelis, tandis que les Buffalos avancent à un rythme encore irrégulier avec leur nouvel entraîneur.
Interrogé par Het Nieuwsblad, Hein Vanhaezebrouck a livré une analyse particulièrement sévère du passage de De Mil à Charleroi. « Sous De Mil, ils ont parfois pratiqué un beau football à Charleroi, mais uniquement entre les deux surfaces de réparation. Manque de mordant, trop peu d'occasions, trop peu de buts, et surtout pas de confiance, précisément au sein de ce groupe. Et finalement, tout a énormément changé avec le nouvel entraîneur, Hans Cornelis. Les joueurs progressent à nouveau pleinement, comme si un frein avait été levé », a déclaré Vanhaezebrouck.
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Gestion du vestiaireSelon l’ancien entraîneur des Buffalos, le changement ne se limite pas au terrain. Il pointe également une différence majeure dans la gestion humaine et médiatique du vestiaire.
Vanhaezebrouck insiste sur l’environnement créé autour de l’équipe. « Cornelis est moins présent à Charleroi. Avant, tout tournait autour de Rik De Mil. Il pouvait partir, il pouvait partir. Il pouvait partir dans d'autres clubs. Quand on lit ça tous les jours à propos de son entraîneur, comme s'il était un joueur, on finit par se poser des questions. Cornelis dit que c'est aux joueurs de prendre les choses en main. »
Une sortie qui résonne avec l’actualité récente. Rik De Mil a en effet longtemps été encensé par les médias belges, son nom circulant avec insistance du côté de l’Union SG, du Royal Antwerp FC ou encore du KRC Genk, même si ce dernier a rapidement démenti tout intérêt.
Débuts mitigés à Gand
Désormais installé à la Planet Group Arena, De Mil doit convaincre. Ses débuts restent mitigés sur le plan comptable, avec seulement 10 points pris sur 21 possibles. Un bilan en deçà des attentes, au regard des éloges qui ont accompagné son arrivée.
Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives. À La Gantoise, Rik De Mil est attendu au tournant, sommé de transformer le potentiel en résultats tangibles.
Salomon AGADA