Formé à Neerpede, Alonzo Engwanda fait partie de ces talents qui ont quitté Bruxelles pour trouver du temps de jeu. Aujourd’hui installé aux Pays-Bas, le milieu revient sans amertume sur un départ réfléchi.
Ces dernières années, plusieurs joueurs issus de la formation bruxelloise ont pris la route de l’étranger afin de lancer réellement leur carrière. Parmi eux figure Alonzo Engwanda. Longtemps considéré comme un élément fiable au sein des équipes de jeunes, le milieu a décidé, il y a un an et demi, de franchir un cap en rejoignant le FC Utrecht.
Adaptation aux Pays-Bas
La concurrence étant particulièrement dense au plus haut niveau, Engwanda a estimé que le moment était venu de partir. Aux Pays-Bas, son adaptation s’est révélée progressive mais convaincante. Malgré quelques pépins physiques, il a livré une première saison solide et s’est imposé cette année comme un titulaire.
« Je n'ai aucune animosité envers Anderlecht, je n'entretiens aucune mauvaise relation avec le club », a-t-il confié à La Capitale. Le joueur reconnaît toutefois une forme de frustration : « Oui, je suis déçu de ne pas avoir eu ma chance. Mais c'est le football. C'était la dernière année de mon contrat et nous savions que je quitterais le club. »
Il poursuit en revenant sur les discussions de l’époque : « Durant cette saison, Anderlecht souhaitait me garder avec l'équipe réserve en Challenger Pro League, afin que je puisse apporter mon expérience aux jeunes. » Une option qui ne correspondait pas à ses ambitions immédiates.
Utrecht comme tremplin
Engwanda voulait alors un projet clair. « Pour la saison suivante, je voulais me battre pour une place en équipe première et je voulais savoir quel club me donnerait cette chance. Finalement, c'est Utrecht, avec qui j'étais en pourparlers depuis quelques mois, qui m'a présenté le projet le plus intéressant. »
Aujourd’hui valorisé à sept millions d’euros, il se projette avec sérénité : « Avec le recul, je suis heureux et je savoure vraiment le fait que tout se passe bien pour moi aux Pays-Bas. » Son frère Nunzio évolue toujours à Anderlecht, avec l’espoir de s’y imposer durablement.
Salomon AGADA
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