Le KRC Genk estime que les forces de l'ordre néerlandaises ont fait usage jeudi soir à Utrecht d'une "violence policière inutile et excessive" à l'encontre des supporters du club limbourgeois.
Dans une réaction publiée vendredi sur le site web du club (https://tinyurl.com/mr3duth7) , le Racing condamne ces actions (ou exactions ?), et promet de signaler les faits à la ville d'Utrecht.
Le match de la 7e et avant-dernière journée de la phase de ligue de l'Europa League a débuté jeudi soir avec près d'une heure de retard (53 minutes) et sans supporters visiteurs, la police les ayant interdits d'accès au stade pour des raisons de sécurité.
Mais cela a donné lieu à des affrontements et plusieurs personnes ont été blessées.
Le KRC Genk "met tout en œuvre pour obtenir plus d'informations sur les événements qui ont précédé le match contre le FC Utrecht. Il a dans ce cadre reçu des images et des messages qui témoignent d'une violence policière inutile et excessive. Le club condamne fermement cette action disproportionnée des autorités locales à l'encontre d'innocents supporters du KRC Genk".
"Nous tiendrons compte de ces faits dans notre enquête et notre évaluation. Le club portera également cette affaire devant la ville d'Utrecht", précise encore le communiqué.
Sur le plan sportif Genk a remporté le match 0-2, et s'est ainsi assuré une place dans la phase à élimination directe. Utrecht n'ira en revanche pas plus loin que la phase de ligue dans cette compétition.
Le club limbourgeois a également annoncé qu'il rembourserait les billets d'entrée et les frais de déplacement de ses supporters.
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La bourgmestre justifie l'intervention de la Brgade mobileLa plainte de Genk risque toutefois de ne pas impressionner la bourgmestre Sharon Dijksma, très remontée contre les supporters du KRC:
" Notre police intervient toujours pour désamorcer les tensions", déclare-t-ellle en effet dans Het Belang van Limburg (https://tinyurl.com/mvwx62hw).
"Hier soir, les agents ont malheureusement de nouveau dû faire face à une violence importante de la part des supporters belges. Les membres de la brigade mobile ont notamment été bombardés de sièges cassés. C'est pourquoi ils ont dû recourir à la force afin de maîtriser cette sauvagerie lors de l'évacuation de la tribune visiteurs".
"La police avait pourtant auparavant donné plusieurs occasions aux supporters de quitter le stade. Mais ils n'ont rien voulu entendre...", a conclu la bourgmestre.
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