À la Coupe d'Afrique des Nations, les sélectionneurs belges étaient plusieurs mais aucun n'a réussi à aller jusqu'au bout.
Tom Saintfiet aurait pourtant voulu remporter le tournoi avec le Mali, lui qui a une solide expérience de sélectionneur à l'étranger. "Avec 12 mandats de sélectionneur national, je partage le record du monde avec l’Allemand Otto Pfister", lance-t-il à la RTBF.
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"Pas d'offres fermes""Mais entrainer systématiquement à l’étranger n’est pas un choix délibéré, je ne cherche pas à être dans le Guiness Book ! Je prends les challenges qui me tentent quand je suis disponible, c’est tout. Vous savez, je suis un professionnel et je veux coacher des joueurs de qualité. On m’a proposé Deinze ou le Beerschot, mais entrainer en Belgique dans les séries inférieures ne m’intéresse pas", explique celui qui ne sait pas encore s'il sera conservé après que toute la fédération malienne a démissionné.
"Là, je bosse dans des stades de 50.000 ou 60.000 spectateurs ! Ces 15 dernières années, j’ai négocié avec le Cercle Bruges et avec Malines, j’ai aussi parlé avec Roland Duchâtelet pour un poste au Standard ou à Saint-Trond… mais je n’ai pas eu d’offres fermes", poursuit Saintfiet.
"Le règne du copinage"
Avant de faire une révélation : "Je vais vous révéler une chose : en 2014, je dois signer à OHL mais le club choisit finalement Ivan Leko… Le Croate finissait sa carrière de joueur à Lokeren, il n’avait aucun diplôme et au final, il a fait descendre le club en D2… avant de rebondir à Saint-Trond !"
"On a bien vu en 2018, quand tout est sorti (le footballgate, ndlr), comme la Belgique fonctionnait : tout est contrôlé par des agents et c’est le règne du copinage. On préfère engager un entraineur israélien qui ne parle par la langue ou un Espagnol qui ne connait rien du foot belge. On dit ce qu’on veut de l’Afrique, mais là au moins, la Licence Pro est obligatoire pour un coach… et même pour son adjoint", explique Saintfiet.
Avant de conclure : "Sinon on ne vous prend pas, c’est aussi simple que ça ! La Belgique est le seul pays au monde où on ne respecte pas les règlements sur les diplômes. Moi, je ne mange pas de ce pain-là : je ne suis pas un dictateur, je suis quelqu’un de très coopératif et j’écoute tout le monde. Mais je ne suis pas une marionnette ! Si un dirigeant me signe, il doit savoir que j’exige le contrôle sportif total. Et c’est sans doute pour ça qu’en Belgique, on ne me propose rien… "