La victoire de La Gantoise face à Anderlecht a relancé le débat sur l’arbitrage. Au cœur des discussions, un penalty contesté. L’ancien arbitre Serge Gumienny apporte un éclairage nuancé et assume la part humaine de la décision.
La Gantoise a parfaitement répondu à son élimination en Coupe en dominant le RSC Anderlecht (4-2) dimanche après-midi. Un succès marquant, mais rapidement éclipsé par une nouvelle polémique arbitrale. Cette fois, c’est le penalty accordé aux Buffles en première période qui a cristallisé les tensions du côté bruxellois.
Quelques jours plus tôt, Anderlecht s’était qualifié pour les demi-finales de la Croky Cup face à La Gantoise, dans un climat déjà tendu. Les Buffalos avaient alors dénoncé l’absence d’exclusion de Marco Kana ainsi qu’une égalisation refusée, des décisions difficiles à digérer pour Rik De Mil et son staff. Dimanche, le scénario s’est inversé, avec cette fois Anderlecht dans le rôle du plaignant.
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Kanga relance La GantoiseEn milieu de première mi-temps, un penalty est sifflé pour une faute présumée de Kasper Coosemans. Wilfried Kanga transforme et relance La Gantoise. Si Anderlecht reprend l’avantage avant la pause, la seconde période tourne nettement à l’avantage des Buffalos. Le penalty, lui, continue de faire débat. Coosemans et Besnik Hasi soupçonnent une forme de compensation après le match de jeudi.
Dans sa chronique pour Het Belang van Limburg, Serge Gumienny ne balaie pas cette hypothèse. « Comme Anderlecht s'en est tiré sans problème, les arbitres seraient sans doute plus stricts aujourd'hui. Ce n'est pas vraiment autorisé, mais après tout, les arbitres ne sont que des humains. Cela a donc pu jouer un rôle », explique-t-il.
L’ancien arbitre pointe aussi les limites techniques. Les images, perturbées par les reflets du soleil, ne permettaient pas une lecture claire de l’action. « Les images ne permettent pas de déterminer avec certitude si Coosemans a touché le ballon ou le joueur en premier. C'est un problème récurrent cette saison. La mauvaise qualité d'image ne facilite pas la tâche de la VAR. La question est donc : en cas d'incertitude, la VAR doit-elle intervenir ? »
Une interrogation qui, une fois encore, laisse le débat ouvert.
Salomon AGADA